Cultiver la Nature au jardin


retrouvez les photos et vidéos du centre

  VOIR TOUTES LES ACTIVITES
  Arts déco
  Capoèira
  Chorale
  Cirque
  Claquettes
  Danse africaine
  Danse urbaine
  Encadrement
  Espace couture mode
  Eveil aux Arts Martiaux
  Eveil corporel
  Eveil musical
  Hatha yoga
  Hip-Hop
Jardins Partagés
Année 2009/2010
Année 2008/2009
Les ruches
Cultiver la Nature au jardin
Année 2007/2008
Année 2006/2007 - préparation du projet
  kung Fu
  Taï chi chuan
  Théatre
  Vie et relaxation


CLAE 3-6 ans (Centre de Loisirs Associé à l’Ecole)
Accueil de Loisirs 7-12 ans à la 1/2 journée et journée
Espace Loisirs Jeunes 11-17 ans
Revue de presse
Plaisir de lire


Accueil Parent / Enfant
Cycle découverte des plantes
Cycle Cuisine Santé Plaisir
Café philo
Cercle de lecture


AMAP
Asso retraités
ADGE
Ré-création
R.S.H.
Tourne-Sol
Coma, teatro

25 000 visites +

Jardins Partagés- Cultiver la Nature au jardin -

Les jardins partagés du Tillay sont environnés par les prairies et les haies bordant la Chézine, une rivière qui compte au moins 400 espèces de plantes entre le périphérique Nantais et la place Canclaux. Botaniste et passionné par les relations entre l’homme et le végétal, Fabien Dortel a proposé au groupe des jardins partagés, la mise en place d’un carré de culture dédié à ces plantes spontannées qui peuvent avoir de multiples applications au jardin...

Cette parcelle d’une trentaine de mètres carrés sera un terrain d’expérimentation pour la culture de plantes poussant spontanément dans la nature, et qui ont des applications intéressantes. La Berce, le Conopode, le Phytolaque, le Chénopode ou le Panais sont quelques légumes sauvages souvent inconnus (sauf peut-être le panais), et qui ont tout à fait leur place dans une casserolle ou sur une bonne table ! les avantages sur les plantes cultivées sont nombreux : adaptés au climat et au sol local, ils sont moins sensibles aux agressions par les insectes ou les maladies. ils sont souvent plus goûteux et plus nutritifs que leurs homologues cultivés (le chénopode, en photo ci-dessous est par exemple un proche cousin de l’épinard, et a nettement plus de goût !). la culture de ces légumes sauvages est également un moyen de faire connaître au jardinier les "mauvaises" herbes qu’il peut consommer au lieu de les jeter au compost. c’est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs. le seul inconvénient est parfois un rendement inférieur aux espèces cultivées.




Au jardin du Tillay, l’oseille sauvage (la grande et la petite), est très abondante, et avant même la préparation du terrain, j’en ai récolté un grand sac dont le contenu a servi de base à une soupe proposée à la dégustation lors de la présentation/débat du 20/05. c’est assez surprenant de faire sa première récolte avant d’avoir semé quoi que ce soit !

les plantes sauvages doivent également être observées en détail pour comprendre la nature du sol et donc choisir les fruits et légumes qui seront les plus adaptés au terrain. en effet, chaque espèce sauvage se développe quand les conditions lui sont favorables. la ficaire poussera en zone ombragée dans un humus de type forestier, le jonc indiquera un engorgement du sol en eau, l’oseille démontrera l’acidité du sol, l’ortie, sa richesse en azote, le séneçon jacobée un sol plutôt sec...

Les plantes sauvages ont également un intérêt certain pour protéger les plantes cultivées contre des insectes, les campagnols, ou les maladies. la Prêle (photo), non comestible, est utilisée en extrait macéré pour renforcer les défenses des plantes, en apportant de la silice qui rend la surface des feuilles plus résistantes à l’attaque par des insectes ou des champignons. L’ortie, outre le fait que c’est un très bon légume, fournit un répulsif à insecte dans les premiers jours de macération, et un engrais très riche par la suite, de même que la Consoude, qui pousse en abondance au bord des ruisseaux. les exemples sont nombreux et permettent de se passer entièrement des pesticides de synthèse et des engrais minéraux, les premiers étant presque toujours toxiques pour l’environnement et néfastes à la santé humaine.




Enfin, les plantes sauvages attirent des insectes qui leur sont spécifiques. Ceux qui se nourrissent de leur sève, de leurs feuilles et racines, c’est à dire les insectes "phytophages", reconnaissent les végétaux auxquels ils sont liés par les odeurs et les hormones qui s’en dégagent. Ainsi, un puceron qui attaque une patience n’attaquera pas un plan de fève. Par contre, ces insectes attirent à leur tour des insectes prédateurs, la coccinelle étant la plus connue mais bien loin d’être la seule (la chrysope (photo ci-dessous), les larves de syrphes, de cétoines, les carabes, les araignées, les petites guêpes parasites, sont autant d’insectes prédateurs ou parasites d’insectes "phytophages"). quand les prédateurs sont trop nombreux sur une plante sauvage attaquée, ils se reportent sur les cultures voisines et aident à contrôler les populations des insectes ravageurs (en effet, les prédateurs sont opportunistes et se nourrissent d’une grande diversité d’insectes phytophages). la présence de plantes sauvages diversifiées autour du jardin est donc un gage de stabilité et une aide précieuse pour éviter une trop forte pression de la part des ravageurs.




Articles publiés :

Les Plantes sauvages du Jardin
Nom des plantes, caractère indicateur, utilisations
La Vallée de la Chézine compte environ 400 espèces de plantes sauvages. le jardin et la parcelle qui l’entoure présentent plusieurs milieux différents qui accueillent aussi de nombreuses espèces, que je me propose de vous faire découvrir. Il nous importera dans le futur de conserver, voir d’augmenter cette diversité végétale par la création de nouveaux milieux ou une gestion adaptée des milieux existants.

IMPRIMER


Site conçu avec SPIP - Admin